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Numéro 61 - 07 septembre 2016
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Images à charge au Bal

Derrière ce titre mystérieux ce cache un lieu parisien et une exposition conçue par Jeanne Dufour, qui en est la directrice.

LE BAL était une salle de bal et un claque. C' est aujourd’hui "une plate-forme d’exposition, de production, d’édition, de pédagogie, de rencontres et de débats autour des multiples écritures du réel : essai, typologie, pamphlet, reportage, chronique, détournement, récit, enquête, album… Sa programmation propose de découvrir des artistes concernés et conscients des enjeux politiques et esthétiques de leurs travaux, dans un monde où la surabondance d’images crée toujours plus d’opacité et de confusion."

Je préfèrerai toujours les salles de bal. Mais, perdues pour perdues, va pour un lieu de la déconstruction critique de l'image.

La construction de la preuve par l'image. C'est le sous-titre de cette exposition, jusqu'au 30 août.

 "La photographie révèle, enregistre, valide, certifie et l’usage courant de photographies dans les tribunaux, qui suit de peu l’invention du médium, le démontre : le pouvoir de vérité de l’image est un instrument de conviction essentiel au service de la justice."  Le cadre est celui de la violence, voire de la terreur, de la grande terreur.

De l'URSS de 1937-1938 où pendant 16 mois, 1,7 million de citoyens soviétiques sont fusillés ou déportés au goulag,  un des plus grands massacres d’État commis contre son propre peuple dirigé par Joseph Staline, jusqu'aux corps des villageois de Koreme exécutés lors de la campagne de l’Anfal menée par l’armée iraquienne contre la population kurde en 1988, en passant par le procès de Nuremberg, jusqu'aux méthodes d’investigation développées récemment visant à démontrer le déroulement des frappes de drones  et leurs conséquences, ainsi que les violences individuelles nommées faits divers : la photo est là, omniprésente preuve à charge.

Poser des questions sur le dipositif de la preuve, poser des questions sur ce qu'est la vérité, voilà ce que propose cette exposition. Donner à voir l'évolution même de ce qu'est cette image de  la mort violente, de Bertillon aux drones : de la mostration du corps à sa disparition.

photo : Alphonse Bertillon, Assassinat de monsieur Canon, boulevard de Clichy, le 9 décembre 1914 : vue par renversement / Préfecture de police de Paris, Service de l’Identité judiciaire. © Archives de la Préfecture de police de Paris.

 

Allez au Bal, vous en sortirez différent.

 

« Images à charge »

Du 4 juin au 31 août

Le BAL

6, impasse de la défense

18ème métro Place de Clichy, Paris

le livre http://www.loeildelaphotographie.com/fr/2015/06/25/exposition/28365/images-a-charge-chez-xavier-barral-rencontre-avec-l-editeur

pour candidater à leur 1er Salon 

 

http://www.cnap.fr/appel-candidature-prix-le-bal-de-la-jeune-creation

 

Maria Ceresa, aux Urbains de Minuit

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Numéro : 55 -