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Numéro 61 - 07 septembre 2016
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Abécédaire des Urbains : lettre S pour (un peu de) Silence (s'il vous plaît)


Abécédaire des Urbains  : lettre S pour Silence

Le silence est comme le vide, on n’y prête aucune attention, pourtant il est partout, au cœur même du brouhaha ambiant.

Dans une conversation, banale, si l’on est attentif, l’on pourra remarquer, par exemple, une grande proportion de déchets de langage, ou plutôt d’ornements abusifs de la parole, du genre : "euh, moi je, carrément, c’est clair" et j’en passe…

Comme si une phrase choisie ne suffisait pas à traduire notre pensée. Notre cerveau en ébullition ne se contente pas de l’ordinaire, il veut le superflu, l’extra-ordinaire.

Dans une conversation, un court silence peut déclencher une gêne, on peut faire aussi le parallèle avec le besoin de toujours faire quelque chose, ne rien faire, mais alors absolument rien, peut paraître insupportable pour beaucoup d’entre nous.

Pourtant, le silence est un allié précieux qui nous aide à comprendre des choses qui, d’habitude, passent inaperçues. Un exemple, vous êtes en face d’un interlocuteur, il vous explique, ou vous raconte quelque chose… Eh bien, cessez pendant quelques instants d’écouter ce qu’il ou elle raconte… "Coupez le son" et concentrez-vous sur ses gestes, ses expression corporelles, d’un seul coup, vous aurez accès à ce que l’on désigne comme : "le langage non verbal".

À noter que, par respect pour la personne, ne prolongez pas l’exercice trop longtemps, sinon, il ou elle aura la sensation, si son intuition est au rendez-vous, que vous ne l’écoutez pas. Le mieux est de s’entraîner avec des vidéos, ensuite, cela deviendra, un peu "instinctif".

Même confronté à un bruit assourdissant, le silence est "présent", il est la structure intime de ce que l’on nomme le son. Une erreur fréquemment admise est que le vide sidéral  serait dénué de toute présence acoustique, en réalité nos oreilles ne captent pas les fréquences avec lesquelles celui-ci se manifeste…

Eh bien, le silence, c’est un peu la même chose, on ne sait pas l’écouter, notre système auditif n’est pas entrainé à ce genre de chose, pourtant on peut le percevoir à tout moment, encore faudrait-il mettre en veilleuse le brouhaha incessant, le dialogue intérieur pratiquement ininterrompu qu’entretient notre mental.

Dans la méditation zen appelée ZAZEN (qui signifie zen assis, tout simplement), le pratiquant est assis face à un mur, immobile et en silence pendant plus d’une heure, dans une posture qui est, à la fois tonique et complètement relâchée.

Pour faire "taire" son mental, ce dernier ne lutte pas avec celui-ci, il prend juste conscience de ses pensées et immédiatement les "laisse passer", comme des nuages qui glissent sur le ciel, la concentration sur son corps peut se révéler également d’une grande aide.

Et, bien que la pratique dans un dojo, lieu où l'on pratique la voie (du silence), rassemble les meilleures conditions pour revenir à ce qu’un maître zen a appelé  "la condition normale d’un être humain", on peut expérimenter ce retour à l’état naturel des choses, au quotidien dans, à peu près, n'importe quel lieu et circonstance…

Phil Az, aux Urbains de Minuit

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1 commentaires
Le 0000-00-00 00:00:00 par Polydele
La surenchère de superlatifs amène à la disparition de la mesure...
Le silence parfois C'EST TROP BIEN !
Numéro : 53 -