
(photo : http://www.harakiri-choron.com/)
Évidemment que le monde musulman déplore les événements du 7 janvier 2015. Évidemment que les frères et sœurs musulmans ne sont pas et n'ont jamais été solidaires des actes de terrorismes des meurtriers qui commettent leurs crimes au nom de l'Islam. Évidemment que l'Islam est une religion de paix. Évidemment que la majorité des musulmans sont des pacifistes.
Mais l'histoire nous enseigne que ce n'est pas la majorité qui est inquiétante, mais bien la petite minorité de cinglés qui se revendiquent de cette majorité.
La majorité des Allemands étaient pacifistes en 39-45 mais la folie d'une poignée d'hommes aura suffit pour rendre l'Allemagne nazie et faire des millions de victimes.
L'histoire nous enseigne aussi que les religions sont de belles philosophies qui prennent (parfois) leurs racines dans des préceptes libertaires, mais que ce sont bien les hommes et leurs interprétations théologiques qui véhiculent des préceptes liberticides. L’Église catholique s'est construite autour de la notion d'amour de son prochain et de pardon mais cela n'a pas empêché les atrocités de l'Inquisition. La religion n'est sûrement pas la cause ni l'origine des actes de tueries mais le dogme religieux, facilement utilisable par l’assoiffé de pouvoir, n'a que trop été prétexte et outil à endoctrinement.
Le sujet est sans doute délicat car n'importe quel individu croyant et pratiquant se sentira attaqué personnellement dans sa foi et dans sa liberté de pratique de culte si ce culte a manifestement un lien direct ou indirect avec des actes condamnables.
Actuellement nous sommes embourbés dans un sol instable où se mélangent tellement de problématiques sensibles ; ce besoin de laïcité pour s'unir sous une même bannière et ce devoir de ne pas perdre ses racines et de faire perdurer ses traditions. Religieux, agnostiques et athées soumis à de mêmes lois de vie communautaires, soucieux de leurs libertés individuelles, qui semblent chacun empiéter sur les libertés des uns et des autres. Et tout cela agrémenté d'une bonne dose de démagogie.
Non le problème n'est vraiment pas la religion. Le réel problème est celui qui use de la religion ou de la laïcité pour s'octroyer le pouvoir. Comme c'est naïf, simple et inexpérimental n'est-il pas ?
Les premiers à souffrir en masse de ces conflits et à en mourir, ce sont ceux qui ne tentent pas de contrôler qui que ce soit. Peut être bien qu'un jour, l'espèce humaine arrivera à vivre sans dirigeants, sans politiques, sans papes, sans rabbins, sans imams, sans autorité, qui sait : mais à bons entendeurs, revendicateurs et pacificateurs, la paix ne sera possible qu'à l'heure de l'éradication de la misère sociale et intellectuelle.
Nydenlafée, Utopiste, Artocrate et fée Urbaines.