
"Moi l’ennemi public numéro 1 de la finance je tiens en joug des otages.
Invité surprise au milieu de tout ce gratin en habits noirs de pingouins.
Les banquiers, ne connaissent pas la crise, c’est bien connu. Font péter les bouteilles de champagne sans vergogne ; moi, je préfère le crépitement des balles d’un bon pistolet magnum, aux pétillements des bulles des taux d’intérêt qui s’élèvent dans la récession.
Je ne suis pas suicidaire, pas de carnage, juste leur faire les poches.
En bas dans les garages, je suis attendu, ce soir nous organisons un contre-banquet.
Pour cela on a besoin de tunes, chaque mois, on cible une de leurs réunions, et moi, le pirate des gros sous, je fais les poches.
Un courtier nous place le magot, il est dans les crackers, enfin c’est c’qu’il dit. Il achète le matin, il téléphone à ses copains et hop, vend le soir.
Enfin du profit pour la pauvreté !
A ce rythme là, on va finir par ouvrir une banque, pas en France, qu’il nous z’a dit, dans une île lointaine. Savais pas qu’il y a avait des banques dans les îles, mais c’est lui qui sait.
- Eh, toi là bas, mets pas ton pognon dans ta chaussette, j’tai vu !"
(écrit pendant le Krach boursier de l’automne 2008 dit des « subprimes »)
Claudie, aux Urbains bandits de Minuit