
M : Montagnes
Mes montagnes occitanes.
Il est des paradis aux sommets des montagnes
Restés inviolés comme sur des îles rares.
Où pousse les genets d’où sautent les criquets
qui prolongent leurs sauts avec des ailes d’azur
ou de sang et se confondent aux papillons nombreux.
Le thym et la lavande y poussent sauvagement
Entourés de pistou et autres herbes folles
Aux parfums des cuisines de nos grand-mère d’antan.
Il y est des cieux clairs où l’aigle tourbillonne
venant tester de près votre taille réelle.
Des hommes qui semblent durs et pourtant sont de miel.
Des chasseurs nécessaires au bien manger des lieux.
Les forêts dés l’automne vous offrent les chanterelles
Les marrons et le chant des corbeaux qui vous interpellent.
Les vaches se promènent libre jusque devant vos portes
Prévenant par le tintement de leurs cloches alpines
Qu’elles vont laisser pour vous la flache de leur bouse.
Qui chauffera séchée dans les flambées lors des prochains frimas.
Ou couvrira les sols des petits potagers.
Les tables sont couvertes de fromages du cru.
De tomates, courges, pommes et courgettes
Que les voisins apportent en venant dire bonjours
De leur accent joyeux rugueux et coloré comme les rochers.
Il y est l’amitié humaine, l’entraide et le plaisir d’ensemble
boire un café tout frais dés matines de lumière.
Ou plus simplement un bon vin de fin d’après midi.
Le travail en est fort et sévère à préparer l’hiver.
Mais le repos est sans pareil de silence aux horizons sans fins.
Quelques notes de guitare résonnent en contrebas
Entrecoupées des rares coups de feu.
La cascade vous berce de sa toccata infinie.
Et l’air est si pur qu’il vous tourne la tête.
Mes montagnes occitanes sont entrées dans mon cœur
Comme un frère, une mère, un ami fidèle
Sur qui l’on peut compter pour se rappeler que le monde existe.
Qu’il y à des endroits où il n’as pas changé.
Pour me réconcilier avec l’univers.
Me rendre la confiance
Et me donner le doux, le tendre et le solide.
CeeJay.
Troooopppp bôôôô.....