
4ème de couverture (extraits) :
L'imposture a toujours existé mais certaines sociétés la favorisent plus que d'autres. L'imposteur est aujourd'hui dans nos dispositifs d'évaluation et de normalisation comme un poisson dans l'eau : prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins, opter pour le pragmatisme avantageux plutôt que le courage de l'idéal, chérir le semblant et ses volutes plutôt que la pensée critique, les mouvements de manche plutôt que la force de l'œuvre, voilà le milieu idéal pour que prospère l'imposture.
Sans confusion de genres et avec toutes les précautions qu'implique ce type de rapprochement, entre la clinique psychopathologique individuelle et l'analyse sociale des moeurs, Roland Gori choisit un éclairage croisé de la psychanalyse et de la politique pour montrer que les civilisations comme les hommes peuvent souffrir de traumatismes.
La sidération que de tels traumatismes produisent conduit bien souvent à la solution de l'imposture et aux faux-semblants de l'adaptation caméléon.
La tendance au conformisme social, à l’adhésion aux rites et préjugés normatifs de l’époque, qui suspend toute pensée critique, est le plus sûr allié de l’imposteur.
A moins que la culture et le rêve ne s'en mêlent, bougeant les lignes et les frontières, les fonctions définies et les règles établies, rendant possibles l'expérience et sa transmission.
http://www.mollat.com/livres/roland-gori-fabrique-des-imposteurs-9791020900296.html
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